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L’ACMFI reçoit une subvention de la SCHL pour une recherche innovatrice sur l’itinérance chez les femmes et les filles.

29 avril 2019 - 2:23 pm / Blogues, Nouvelles

La SCHL annonce une subvention de 100 000 $ pour un projet de recherche intitulé Comprendre l’itinérance et les besoins en logement des femmes et des filles au Canada, dirigé par le Comité consultatif sur l’itinérance chez les femmes de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance.

 

Un nouveau projet de recherche sur la façon dont les femmes et les filles vivent l’itinérance et leurs besoins en logement au Canada a reçu une subvention de 100 000 $ de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Comprendre l’itinérance et les besoins en logement des femmes et des filles au Canada est un projet conjoint de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance (ACMFI) et de l’Observatoire canadien sur l’itinérance (OCI), dirigé par le Comité consultatif sur l’itinérance chez les femmes de l’ACMFI. L’objectif est de créer une base de connaissance nationale sur l’état de l’itinérance et des besoins en logement des femmes et des filles au Canada – fondée à la fois sur la recherche scientifique et une consultation nationale – pour guider l’élaboration de politiques et de pratiques.

« Si nous ne disposons pas de l’information la plus juste et la plus précise, comment pouvons-nous espérer mettre fin à l’itinérance des femmes et des filles au Canada ? », demande Arlene Hache, directrice du conseil d’administration de l’ACMFI et coprésidente du Comité consultatif sur l’itinérance chez les femmes. « La pauvreté, les bas salaires, la violence conjugale, les abus sexuels, les problèmes de toxicomanie et de santé mentale et physique sont quelques-uns des nombreux facteurs qui rendent les femmes vulnérables à l’itinérance. Ces facteurs expliquent pourquoi les femmes vivent l’itinérance différemment des hommes. »

La recherche vise à développer une analyse et une compréhension complètes de l’itinérance et des besoins en logement des femmes et des filles au Canada. La recherche se déroulera en trois phases clés :

  1. Un examen approfondi des études existantes sur les expériences des femmes et des filles en matière d’itinérance et de besoins en logement;
  2. Une vaste consultation nationale auprès de femmes et de filles ayant vécu des expériences d’itinérance ou ayant des besoins en matière de logement;
  3. Engagement mené par des Autochtones auprès de femmes et de filles autochtones sur leurs expériences uniques en matière d’itinérance et de besoins en logement.

« Si nous voulons mettre fin à l’itinérance au Canada, nous devons comprendre la relation entre la précarité du logement et l’inégalité entre les sexes », affirme Kaitlin Schwan, chercheuse principale à l’Observatoire canadien sur l’itinérance. « En soulignant les défis uniques en matière de logement auxquels sont confrontées les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre à travers le pays, nous espérons que cette recherche contribuera à des politiques plus efficaces et des solutions plus concrètes. »

La phase 1 est presque terminée et les partenaires s’attendent à publier les résultats cet été et à jeter les bases de la phase 2.

L’ACMFI et l’OCI se sont associés à l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) pour mener la troisième phase. Cette phase répond à l’intention de la Stratégie nationale sur le logement de « travailler de nation à nation pour créer des stratégies fondées sur les distinctions qui répondent aux besoins uniques en matière de logement des Premières nations, des Inuits et des Métis. » Cette recherche contribuera à ces efforts en offrant aux femmes et aux filles des Premières nations, Inuites et Métis une voie pour exprimer leurs besoins en matière de logement et les solutions stratégiques et concrètes qu’elles estiment essentielles pour réduire l’itinérance et les besoins en logement dans leurs communautés.

« Le logement figure parmi les enjeux les plus importants touchant les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre », affirme Khulud Baig, conseillère en politique du logement à l’AFAC. « L’AFAC est honorée de participer à cet effort pancanadien visant à faire entendre la voix de nos femmes sur l’itinérance et l’insécurité du logement. Ce projet permet d’élaborer des politiques et des solutions émanant des communautés et destinées aux femmes. Ce partenariat réunit les grands esprits qui réfléchissent sur le logement et l’itinérance afin qu’ils élaborent collectivement des cadres qui correspondent le mieux aux valeurs, aux traditions et aux approches distinctes des communautés. »

 

Consultez de nouveau le site fr.caeh.ca pour obtenir d’autres mises à jour sur le projet de recherche Comprendre l’itinérance et les besoins en logement des femmes et des filles au Canada.